Nos partenaires

L’ADEME travaille notamment avec l’État et ses services, la collectivité territoriale de Guyane, les Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), les associations (dont l'association des maires de Guyane), les chambres consulaires, l’Université de Guyane, les organismes de recherche ainsi que les associations. Elle s’adapte aux contextes socio-économiques et environnementaux spécifiques à la Guyane.

Sommaire du dossier

Les chambres consulaires

L’objectif du partenariat entre l’ADEME et les chambres consulaires est d’accompagner les entreprises dans leur diversité (taille, secteurs, métiers) et leur permettre d’intégrer la transition écologique dans leurs enjeux et leur fonctionnement du quotidien.

La Chambre d’agriculture de Guyane

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Les terres agricoles représentent, outre leur vocation de production, un potentiel de valorisation de matières organiques et minérales d’origines agricole, urbaine et industrielle.
Cette stratégie de « retour au sol », au-delà des enjeux réglementaires et sanitaires, constitue pour les agriculteurs guyanais un bénéfice économique et agronomique, par la possibilité d’accéder à des éléments fertilisants, des amendements calciques ou organiques qui pourront rentrer dans la fertilisation en substitution partielle des engrais minéraux dans un contexte d’augmentation permanente des tarifs mondiaux.
Ainsi, sous-produits de l’assainissement des eaux usées, les boues d’épuration sont juridiquement considérées comme des déchets. Aujourd’hui, en Guyane, les filières d’élimination réglementaire de ces boues sont encore naissantes. 
Mais, dans le cadre du Schéma départemental de gestion des déchets d’assainissement et de potabilisation, comme celui du Plan départemental de prévention et de gestion des déchets non dangereux, le retour aux sols par épandage est priorisé alors que la production de boues en relation avec le parc d’équipement de traitement est en forte progression (cf. tableaux ci-dessous).
Capacité des stations d’épurations de type « Boues activées » en Guyane
    2013 2014 2015
Macouria (Soulal) 925 eH - oui (raccordement Soula2) -
Rémire-Montjoly (Dégrad des Cannes) 1 450 eH oui oui oui
Cayenne (Zéphyr) 2 000 eH oui (fermeture step) - -
Macouria (Lauriers Roses) 2 000 eH - oui (raccordement Soula2) -
Kourou 30 000 eH oui (PE initial) oui oui
SLM (pôle épuratoire) 40 000 eH - oui (PE initial) oui
Cayenne (Leblond) 60 000 eH oui (PE initial) oui oui
Capacité des stations d’épurations lagunes en Guyane
    2013 2014 2015
Mana (bourg) 1 300 eH oui (travaux extension) - -
Roura (bourg) 1 800 eH oui (fermeture step) - -
SGO (bourg) 2 000 eH oui (fermeture step) - -
Matoury (Larivot) 2 100 eH - oui (travaux extension) -
Macouria (bourg) 4 300 eH - - oui (travaux extension)
SLM (Fatima) 6 000 eH oui (comblement) - -
Rémire-Montjoly (Morne Coco) 6 800 eH oui (comblement) - -

Les mesures sont indiquées en eH : cette unité se base sur la quantité de pollution émise par personne et par jour

Conformément à la réglementation, la valorisation agricole des boues par épandage doit être encadrée par un organisme indépendant désigné par le Préfet. C’est le rôle de la Mission d’évaluation et de suivi des épandages (MESE) qui a un rôle d’expertise, d’accompagnement, de suivi et d’évaluation à l’interface entre producteurs et utilisateurs de boues.

Les composts de déchets verts, les fumiers, lisiers, etc. sont autant d’autres matières organiques dont l’utilisation agricole doit être développée.

Dans le cadre du développement de la filière Biomasse énergie en Guyane, les cendres minérales issues des chaudières sont des sous-produits qui peuvent également être valorisés en agriculture par l’intermédiaire d’un plan d’épandage conformément à la réglementation en vigueur.

Enfin dans une approche globale et cohérente, il semble important d’élargir cette mission de valorisation agricole des déchets par une action d’amélioration de la collecte et de la valorisation des déchets issus de l’agrofourniture (emballages vides de produits phytosanitaires, films plastiques agricoles…) pour lesquels les modes de gestion sont encore insuffisamment développés aujourd’hui.

Dans ce contexte, le partenariat de l’ADEME Guyane avec la Chambre d’agriculture se traduit par l’appui d’un chargé de mission qui participe aux tâches suivantes :

  • la mission d’expertise et de suivi d’épandage pour la région Guyane ;
  • la mise en place d’essais agronomiques sur le retour au sol des déchets ;
  • l’animation de la filière de collecte des agrofournitures en collaboration avec ADIVALOR.

Ces différentes actions sont développées, dans la mesure du possible, en partenariat avec les agriculteurs et acteurs territoriaux concernés.

Pour plus d’informations, consultez le site de la Chambre d’agriculture de Guyane ou contactez Julien LERCHUNDI, de l’ADEME.

La Chambre des métiers et de l’artisanat de Guyane

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Dans le cadre du programme local de prévention des déchets, l’ADEME Guyane accompagne la Chambre des métiers et de l’artisanat pour créer un évènementiel lors de la semaine européenne de la réduction des déchets. La visée principale est de promouvoir les acteurs de la réparation sur l’ensemble du territoire guyanais.

Cet événement permettra également d’inciter la population à réparer plutôt que de jeter, d’informer les consommateurs de leurs droits et de travailler en partenariat avec les acteurs économiques locaux.

Trois activités professionnelles ont été retenues :

  • la réparation des appareils électriques et électroniques ;
  • la couture, retouche et la cordonnerie ;
  • la réparation des cycles non motorisés. Ce secteur est en croissance avec une hausse des créations d’entreprise de 7,9 % (IEDOM, 2018).

    La sélection de ces activités repose sur les critères suivants :

    • le contexte économique (activités professionnelles développées en Guyane) ;
    • les besoins de valorisation de ces filières auprès des jeunes (compétence, recherche emploi) et des consommateurs ;
    • les gisements de déchets importants dans les déchets collectés par le service public ;
    • les éco-organismes sur trois des activités ;
    • les filières déchets en souffrance en Guyane (implication des vendeurs pour la reprise des équipements électriques et électroniques, absence des éco-organismes en charge de la filière textiles/linges/chaussures) ;
    • les acteurs du réemploi en place, professionnels et associations.

    Pour plus d’informations, consultez le site de la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA), contactez la CMA par mail ou Julien LERCHUNDI de l’ADEME.

    La Chambre de commerce et d’industrie de Guyane (CCIG)

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    La Chambre de commerce et d’industrie de Guyane (CCIG) est la porte-parole de 9329 entreprises ressortissantes inscrites au registre du commerce et des sociétés (chiffre de septembre 2017). Parmi elles :

    • 3 880 entreprises sont dans le secteur des services, soit 42,8 % ;
    • 3 352 entreprises sont dans le secteur du commerce, soit 34,8 % ;
    • 2 097 entreprises sont dans le secteur de l’industrie, soit 22,4 %.

      Depuis 2010, la CCIG met à disposition des professionnels de la filière BTP un chargé de mission « Énergie des bâtiments » pour les accompagner, défendre leurs intérêts et in fine concourir à leur développement.

      Les objectifs principaux de la CCIG sont :

      • sensibiliser, informer, former, accompagner les entreprises dans le domaine de l’environnement et plus particulièrement celui de la gestion de l’énergie ;
      • défendre les intérêts des entreprises auprès des pouvoirs publics et autres collectivités. Le chargé de mission participe à des réunions de travail sur le Plan énergétique régional pluri-annuel de prospection et d’exploitation des énergies renouvelables et d’utilisation rationnelle de l’énergie (PRERURE), le Schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE), la Réglementation thermique, acoustique et aération des DOM (RTAA DOM), la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

      Dans cette optique, la CCIG est en charge des missions suivantes :

      • réaliser des visites d’entreprises sur sites (actions individuelles) ;
      • piloter des actions de structuration de la filière « climatisation performante » (action collective) comprenant l’organisation de la récupération des fluides frigorigènes par des opérateurs agrées, et la promotion de l’outil de dimensionnement Opticlim ;
      • piloter des actions pour la structuration de la filière isolation ;
      • animer des réunions d’information, à participer à divers Clubs (actions collectives) ;
      • alimenter l’observatoire énergie de Guyane énergie climat (GEC) ;
      • produire des lettres d’information ;
      • assurer une présence sur des évènementiels (semaine de l’industrie, semaine du développement durable, semaine de l’énergie), des colloques ou des salons (« La nuit de l’orientation », le salon des métiers de l’environnement, etc.).

      La CCIG propose à son public un accompagnement avec « la visite énergie », qui permet :

      • d’élaborer un premier bilan de la situation énergétique globale de l’entreprise ;
      • d’identifier des pistes d’actions élémentaires d’économie d’énergie et éventuellement des actions nécessitant un approfondissement par un prestataire spécialisé ;
      • de sensibiliser l’entreprise pour qu’elle s’engage durablement dans un système de gestion et de suivi de l’énergie pouvant aller vers un vrai management de l’énergie.

      Pour plus d’informations, consultez le site de la CCIG ou contactez Laurent CASANOVA de l’ADEME.

      Dans le domaine des déchets et de l’économie circulaire, l’ADEME et la CCIG travaillent conjointement sur la plateforme des plans de constructeurs des véhicules hors d’usage, et la promotion de l’écolabel européen dans le secteur du tourisme.

      Pour plus d’informations, contactez Julien LERCHUNDI de l’ADEME.